Gestion des médias publics au Congo

 

Clément Miérassa s’insurge contre la censure exercée à Radio-Congo et Télé-Congo

 

Le  Conseil supérieur de la liberté de   communication sous la tutelle de son président Jacques Banagandzala s’est entretenu le 5 avril 2008 à Brazzaville avec la délégation nationale de l’Alliance pour la  république et la démocratie (ARD), conduite par son président   Clément Miérassa. Le point d’orgue de cette séance de travail a été la gestion des médias d’Etat.

Sous la tutelle de Clément Mierassa, les dirigeants de l’Alliance pour la république et la démocratie (ARD) ont  rencontré le président du Conseil supérieur de la liberté de   communication pour dénoncer l’attitude des médias d’Etat dans le traitement des informations liées à l’opposition. En clair, ce cartel de partis politiques de l’opposition réunis au sein de l’ARD dénoncent le comportement partisan des organes d’Etat dans le traitement et la diffusion de leurs activités. Il s’agit de notamment Radio-Congo et Télé-Congo. A en croire le président de l’Alliance pour la république et la  démocratie Clément Miérassa, le constat est général, pour toute l’opposition congolaise. Selon lui, il existe une censure au niveau de Radio-Congo et de Télé-Congo. L’orateur affirme que cela constitue une entrave grave à la liberté d’expression et à la démocratie.

A cet effet, il a appelé le gouvernement de tout mettre en œuvre pour assurer l’équilibre dans  le traitement et la diffusion.

 Car, cela contribuera à la consolidation de la paix : « Le constat de censure concerne toute l’opposition. Pour cela, nous pensons que si nous parlons sincèrement de la paix, nous devons alors tout mettre en œuvre pour que nous sortions de cet état d’esprit », a affirmé Clément Mierassa. Par ailleurs, le président de l’ARD s’est satisfait de leur rencontre avec Jacques Banangandzala. Car, ce dernier lui a rassuré de sa ferme conviction de rappeler à l’ordre les médias d’Etat. Citant le président du Conseil supérieur de la liberté de communication, Clément Miérassa a affirmé que « Radio-Congo et Télé-Congo  sont des médias d’Etat et  non une propriété du gouvernement. Ils sont une propriété du peuple congolais. Donc le gouvernement n’a pas le  droit s’en accaparer.

»     Il a souhaité que cette volonté du président du Conseil supérieur de la liberté de communication sera concrétisée à tous les niveaux, pour assurer des lendemains meilleurs à la jeune démocratie congolaise.

 Clément Miérassa a aussi marqué son scepticisme car, dit-il, au Congo, il y a toujours un fossé entre le dire et le faire. Ainsi, ils jugeront le Conseil supérieur de la liberté de la communication dans les actes qu’il posera. « On s’est dit de très belles choses, nous attendons maintenant leur application. Nous avons pris l’engagement de suivre ces organes d’Etat, pour voir l’évolution des choses », a déclaré le président de l’ARD.

A la veille des prochaines élections locales et sénatoriales, l’occasion valait la peine, afin de garantir les chances équitables aux différents candidats.

 

  Hervé Didace EKIRONO