Pointe-Noire abritera le premier salon Entreprise-Emploi au Congo
A La recherche des solutions aux problèmes du chômage des jeunes, c’est notre préoccupation, déclare Mme Guylaine Mbani Ondzé, pré-sidente de l’Association Initiative D’aide au Développement Prélude au premier Salon Entreprise-Emploi au Congo, l’Association Initiative D’aide au Développement (AIDD) a organisé une conférence de presse le jeudi 12 juin 2008, à l’hôtel Olympique Palace, à Brazzaville. Au cours de cette adresse, Mme Guylaine Mbani Ondzé, Présidente de l’AIDD, en présence de M. Charles Nazaire Ngankou, Directeur de l’Emploi et de la main d’œuvre de l’ONEMO et M. Bombo Medar, Chef de département Ressources Humaines de la SNPC, a annoncé officiellement la tenue, à Pointe-Noire, du 20 au 22 juin 2008, du premier Salon Entreprise-Emploi au Congo. L’objectif de ce salon, qui est le premier, a confié à la presse, Mme Guylaine Mbani Onzdé, est de démystifier les problèmes d’emploi en mettant en contact les jeunes avec les entreprises.
En effet, selon Mme Guylaine Mbani Ondzé, l’AIDD a été longtemps préoccupée par les problèmes de l’emploi de la population, en général, et des jeunes diplômés, en particulier. La tenue de ce premier Salon Entreprise-Emploi, indique-t-elle, constituera, d’une part, un temps fort pour l’AIDD de traduire en actes sa préoccupation majeure, celle d’aider les jeunes diplômés à appréhender certaines réalités de la vie des entreprises, et d’autre part, de permettre à certaines entreprises d’approcher et d’écouter la jeunesse qui constitue une ressource humaine potentielle. En outre, l’organisation de ce premier salon Entreprise-Emploi est également, pour nous, une faà§on de contribuer aux actions du chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso, car l’emploi fait aussi parti de la Nouvelle Espérance., a déclaré Mme Guylaine Mbani Ondzé.
Répondant aux questions de la presse sur la problématique Emploi-Expérience professionnelle, Mme Guylaine Mbani Ondzé a éclairé l’opinion en affirmant que cette problématique est réelle mais non-énigmatique car pendant que la population brame au chômage, les entreprises, quant-à -elles, prétendent ne pas trouver de la main d’oeuvre qualifiée. Et entre les deux parties, l’information n’est pas homogène. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles nous avons tenu à lancer ce premier Salon qui sera un cadre, par excellence, du contact direct et d’échange sincère entre le patronat et la main d’oeuvre. Les anciens diplômés, tout comme les jeunes, demandeurs d’emploi, trouveront l’opportunité d’affronter, sans intermédiaire, certains chefs d’entreprises et directeurs de ressources humaines, lesquels sont difficilement perceptibles dans leurs milieux de travail, en vue de s’exprimer librement. De leur côté, les chefs d’entreprises pourront se manifester à volonté. Et tout cela, pour une finalité commune: la recherche des solutions face au chômage., atteste Mme Guylaine Mbani Ondzé.
A la précision de savoir si réellement les jeunes congolais qui viennent de terminer leurs études peuvent déjà espérer trouver de l’emploi lors du dit salon, Mme Guylaine Mbani Ondzé a rappelé à la presse que cela fait partie des objectifs de l’AIDD. Mais, en dernier essor, seuls les chefs d’entreprises apprécieront selon leur besoin en personnel.
Prenant la parole, à son
tour, M. Bombo Medar, Chef
de département Ressources Humaines à la SNPC, a éclairé à l’opinion
en précision que, dans toute entreprise, il y a une politique de recrutement. On n’embauche pas pour le plaisir de le
faire mais on le fait selon le besoin, tout en suivant un certain nombre de
procédures, voilà pourquoi l’avènement de ce salon sera très opportun
pour les jeunes qui ont besoin d’emploi afin qu’ils aient les bonnes informations., précise-t-il. Toute fois, en ce qui concerne la SNPC, pourquoi n’embaucherons-nous
pas s’il y a besoin ?, certifie M.
Bombo Medar.
S’agissant de l’intérêt que les
chefs d’entreprises accordent au dit Salon, Mme Guylaine Mbani
Ondzé a révélé à la presse que plusieurs
entreprises ont déjà répondu positivement à son appel et elles
seront présentes, à Pointe-Noire, au premier Salon Entreprise-Emploi,
telle la présence de M. Bombo Medar,
Chef de département Ressources Humaines à la SNPC, à cette conférence
de presse, en atteste. Toute fois, la
liste n’est pas exhaustive, dit-elle.
Articulé par la presse, se préoccupant
des problèmes du taux de chômage au Congo et du rôle de l’ONEMO dans la problématique
d’emploi au Congo, M. Charles Nazaire Ngankou,
Directeur de l’Emploi et de la main d’oeuvre à
l’ONEMO, a annoncé à la presse que le taux du chômage au Congo est bel et
bien connu mais il est difficile, en ce qui le concerne, de le dire d’une façon
brute, à la faveur de cette rencontre, tout simplement parce que d’ici là
un document sera approuvé et ce taux sera publié d’une faà§on
officielle. En ce qui concerne l’ONEMO, M. Charles Nazaire Ngankou
a apporté certaines précisions en disant que l’ONEMO est un service étatique de
régulation de l’emploi. Pour ce faire, il a trois fonctions, à savoir : le courtage, les formations et l’administration
des programmes d’ajustement de travail. C’est dans le cadre de ses attributions
que l’ONEMO va accompagner l’AIDD dans le premier Salon Entreprise-Emploi qui aura lieu du 20 au 22
juin 2008, à Pointe-Noire, poursuit-il. Ce salon permettra aux jeunes de savoir s’orienter.
C’est en amont que les jeunes doivent décider sur l’orientation à prendre afin d’atteindre, en aval, leurs objectifs. Dans ce sens, quand les jeunes choisissent un domaine d’étude, ils doivent savoir son aboutissement professionnel. Donc, ce salon va permettre aux jeunes d’adapter leur vouloir aux réalités du marché d’emploi, achève M. Charles Nazaire Ngankou.
Pour parachever cette communication, tout en abordant le problème d’organisation, Mme Guylaine Mbani Ondzé a présenté le programme qui débutera le 20 juin 2008 par une cérémonie d’inauguration du dit Salon, puis une réception des invités. Ensuite, poursuit-elle, plusieurs stands sont prévus, dans lesquels, il y aura des animations, des interviews des journalistes, des muni-conférences, des échanges entre la population, les entreprises et les journalistes. Aussi, une salle de conférence est prévue pour de grands débats, entre participants, touchant non seulement tous les secteurs économiques mais aussi toutes les activités de la vie nationale., conclut Mme Guylaine Mbani Ondzé.
Michel KITETELE