Union Parlementaire Africaine (U.P.A)
Pierre Ngollo
fait le point de la conférence Africaine sur les migrations
Le premier secrétaire de l’Assemblée nationale, Pierre Ngollo a animé une conférence de presse le 29 mai 2008 au palais de Parlement, à Brazzaville. Cette conférence de presse a été consacrée à la restitution de la conférence sur « l’Afrique et les migrations :
défis, problèmes et solutions », tenue à Rabat (au Maroc), du 22 au 24 mai 2008. Cette conférence a été organisée par l’UPA, en coopération avec l’Union interparlementaire (UIP), avec le concours de l’Organisation internationale de migration (OIM) et du Haut commissariat des réfugiés (UNHCR).
D’emblée, le député Pierre Ngollo a dit à la presse que cette conférence a été un haut moment consacré à la réflexion de l’épineux problème de migration qui est à l’origine de différents conflits (social, économique et politique) en Afrique. Ainsi, a-t-il précisé, une migration bien maîtrisée peut présenter des avantages considérables pour les pays d’origine et de destination. Mais lorsque cette migration est mal gérée, elle peut avoir des conséquences très négatives sur les Etats et sur le bien être des migrants tout en ayant, notamment, des effets potentiellement déstabilisateurs sur la sécurité nationale et régionale et en mettant en péril les relations entre Etats, entraînant la xénophobie, la discrimination et d’autres pathologies sociales. Aujourd’hui, a dit le conférencier, pour contrôler le flux migratoire dans le monde, il faut veiller à la sécurité frontalière pour des pays frontaliers. Il a également précisé qu’il est vraiment difficile pour les Etats d’avoir la maîtrise totale de ses frontières. Les participants à cette conférence ont adopté plusieurs conclusions allant dans le sens d’encourager les parlements et les parlementaires africains à favoriser les reformes politiques visant la démocratisation; la transparence, le respect des droits de l’homme et le règlement négocié des conflits afin de réduire les tendances migratoires ; d’encourager les investissements africains dans les pays d’origine des migrants en mettant en place un organe chargé de la diaspora africaine ; à créer une banque qui aidera à mobiliser et à investir les transferts des fonds effectués par les migrants. Cette migration, a déploré le député Pierre Ngollo, est à l’origine des fuites des cerveaux d’un pays vers un autre. Il a rassuré qu’actuellement, le Congo se bat pour freiner ce mouvement. Pierre Ngollo a édifié la presse sur les contours de l’actuelle crise que traverse l’Afrique du Sud. A en croire l’orateur, la situation de crise actuelle en Afrique du Sud a fait l’objet d’un sous- thème développé par les participants à cette conférence. Il a ajouté, en substance, que la position du Congo qui fait partite intégrante des pays des Grands Lacs ne se justifie pas géographiquement; mais plutôt pour des raisons sécuritaires et du contrôle du flux migratoire dans la sous région.
Enfin, Pierre a déploré l’attitude pratiquée par les autorités de l’Espagne et du Maroc qui ont fait traîner des cadavres des prétendus migrants noyés dans le fleuve, à la frontière des deux pays, lors de la traversée.
SEÏDOUX EDVIN