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1000 Ex- Combattants Ninjas
seront démobilisés et réinsérés Le 9 juin 2008, à la place Matsoua de Kinkala, chef-lieu du
département du Pool, le programme national de démobilisation, désarmement et réinsertion
(PNDDR) de 1000 ex- Combattants a été lancé. La cérémonie a été présidé par Michel Ngakala,
Haut-commissaire à la réinsertion des ex- combattants, en présence de Frédéric
Bintsamou, Délégué général à la promotion des
valeurs de paix et à la réparation des séquelles de guerre, président du
Conseil national des républicains (CNR) et des milliers de Combattants Ninjas.
D’entrée de jeu, Michel Ngakala et Frédéric Bintsamou ont
eu un entretien dans un hôtel de Kinkala. Cet
entretien a permis aux deux personnalités d’échanger non seulement sur les
modalités d’exécution du PNDDR, mais aussi sur la révision du «compromis politique»
dont Ntumi a toujours fondé son argumentation.
Saisissant cette opportunité, le Pasteur Ntumi a
transmis, par le biais de Michel Ngakala, un courrier
au chef de l’Etat dans lequel il rappelle au gouvernement les clauses qu’il avaient signées avec son mouvement, le 29 décembre
1999, sous l’égide du médiateur international, Omar Bongo Ondimba
président de la République du Gabon. Dorénavant déterminé à mettre
un terme à la crise du Pool, le Pasteur Ntumi a
annoncé dans son allocution de circonstance, la dissolution systématique de sa
branche armée, Forces d’autodéfense de la résistance (FADR). Pour cela, il a exigé
au gouvernement le recrutement de 1000 ex- combattants Ninjas dans la Force publique
sur les 5000 ; la nomination des cadres du CNR aux hautes fonctions de l’Etat
et la destitution pure et simple de quelques unités de l’armée encore présentes dans le Pool, précisément à Mayama et à Kiellé Tenard.
Question de les remplacer par les
unités de la Police et de la Gendarmerie. Le président du CNR a aussi indiqué
que les éléments de la Force publique qui occupent, jusque-là ,
les habitations des populations au quartier Télemono à
Mindouli devraient les libérer, pour permettre aux
populations de regagner leurs domiciles.
Pour le pasteur Ntumi, la responsabilité incombe maintenant au gouvernement
qui devra montrer son engouement au plus tard, le 4 juillet 2008, date prévue
pour le démarrage de l’identification des ex-combattants.
A propos de la sécurisation du
Chemin de fer Congo océan (CFCO), après le retrait des équipes de convoyage des
ex-combattants Ninjas du train dans le Pool, le pasteur Ntumi
a suggéré que ces équipes soient remplacées par une force mixte qui sera composée
des combattants Ninjas (à recruter dans la force publique) et les éléments
de la Force publique.
Le pasteur Ntumi
a, ensuite, attiré l’attention de ses anciens éléments Ninja des actes de
vandalisme qui ne cessent de se produire dans le Pool. « Celui qui s’engage
à poser un acte subversif allant à l’encontre des lois qui nous régissent,
l’engage lui seul, et lui seul devra répondre devant la justice, et non le CNR.
C’est pourquoi, vous n’allez plus interpeller qui que ce soit dans le Pool,
parce qu’il est Ninja. Celui qui commet une gaffe, vous le prenez comme un bandit,
un voleur », a-t-il dit.
Face à ces propos
rassurants du pasteur Ntumi, l’occasion était revenu à
Michel Ngakala d’ajouter que : «Les conditions
de renaissance sont réunies. Une renaissance qui va permettre à nos
concitoyens de reprendre le chemin de la reproduction, de l’échange et de l’espérance,
dans toute la quiétude et la sécurité, pour que les filles et les fils du Congo
marchent la main dans la main, vers un idéal commun.
Malgré tout cela, il est toujours observé un véritable silence concernant la prise de fonctions du pasteur Ntumi, nommé par décret présidentiel au poste de Délégué général à la promotion des valeurs de paix et à la réparation des séquelles de guerre à la Présidence de la République. La date de son arrivée à Brazzaville demeure jusqu’à ce jour imprécise.
Firmin OYE