Rome :Conférence de haut niveau sur la sécurité alimentaire

 

Le Ministre Rigobert Maboundou fait le point

 

Le ministre de l’agriculture, Rigobert Maboundou , qui a fait aussi partie de la délégation présidentielle, aura été l’homme au centre de l’événement car, il a été question de l’agriculture pendant cette réunion de haut niveau, organisée par l’Organisation mondiale pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO), à  Rome. Très bel orateur, le ministre de l’agriculture a fait le point de cette grande rencontre des chefs d’Etat 43 au total et des ministres, ainsi que des experts. Nous résumons la pensée du Ministre de l’agriculture.

Pour Rigobert Maboundou, cette réunion a permis de reconnaître l’importance de l’agriculture, la financer, rester dans les fondamentaux, notamment les engrais, les semences améliorées, l’aliment de bétail, la répartition des sols entre les biocarburants et la consommation alimentaire. Toutes ces questions ont été placées au centre du débat afin de trouver des solutions à  cette crise alimentaire mondiale. Permettre aux populations, touchées de plein fouet par cette crise, de croire aux capacités de la FAO à  pouvoir prendre en charge leur sort et en apporter les solutions. Pour le ministre Maboundou, il n’est pas question de Diaboliser la FAO, même si elle n’a pas mis un terme à  la faim dans le monde. Il appartient aux Etats de mettre en place leur politique en la matière. La FAO a le rôle technique d’assister les Etats. Mais elle n’est pas le gendarme des Etats membres. Du fait qu’ elle n’apporte que son assistance.

Le ministre est conscient que le Sécurité alimentaire existe lorsque chaque individu jouit, en tout temps, d’un accès matériel et économique à  une alimentation adéquate, sûre et nourrissante, capable de satisfaire ses besoins et ses préférences alimentaires et lui permettre de mener une vie saine et active. Pour assurer la sécurité alimentaire, quatre éléments doivent être présents : disponibilité, stabilité, accessibilité et utilisation. La sécurité alimentaire est donc le résultat du fonctionnement du système alimentaire aux niveaux mondial, national et local. Cette sécurité dépend de l’écosystème agricole et forestier, à  savoir: la conservation du sol et des eaux, la gestion des bassins versants, la lutte contre la dégradation des terres, la protection des zones côtières et la conservation de la biodiversité.

En outre, le ministre a indiqué que l’agriculture, les forêts et les pêches sont toutes sensibles au climat. Leurs systèmes de production seront influencés par le changement climatique. A l’actif de cette conférence, Rigobert Maboundou n’a pas manqué de faire remarquer qu’en dehors de la production alimentaire et agricole, d’autres processus du système alimentaire comme la transformation, la distribution, l’achat, la préparation et la consommation sont également importants pour la sécurité alimentaire. Le changement climatique pourrait rendre plus difficile l’accès aux aliments pour de nombreux groupes, actuellement vulnérables, ainsi que pour d’autres consommateurs à  faible revenu ceci, soit à  cause de la baisse de leur production, soit en raison de la réduction de leur pouvoir d’achat imputable aux prix croissants des produits pétroliers.

En somme, a conclu le ministre de l’agriculture, cette réunion de haut niveau a été très bénéfique pour tous les pays membres, car elle a permis de diagnostiquer la crise alimentaire et d’y apporter des solutions. Nous en sortons satisfaits sur l’ensemble des questions débattues et des conclusions tirées.

La délégation du Congo a été très honorée avec la nomination du Président de la République au poste de vice-président de cette conférence de haut niveau sur la crise alimentaire et les changements climatiques.

 ASIE Dominique de Marseille

 (Envoyé spécial à  Rome)