Grogne à l’Enseignement public

 

La plate forme des syndicats des travailleurs de l’enseignement menace d’aller en grève le 2 mai 2008

 

Regroupé au sein de la Concertation pour la revalorisation de la profession d’enseignant (CRPE) les enseignants menacent de débrayer si jusqu’au 2 mai 2008 satisfaction n’est pas donné à leurs revendications.

Cette mise en garde au gouvernement est le fruit de l’assemblée générale des enseignants de la CRPE tenue le 5 avril 2008 à Brazzaville. En effet, selon la déclaration issue de cette retrouvaille, «  si au plus tard le premier mai 2008, il n’y a aucun  projet d’arrêté ou de décret sur l’intégration des prestataires bénévoles de l’enseignement, (…) nous irons en grève ». Parmi les doléances soumises au gouvernement congolais, figure le recrutement des prestataires bénévoles de l’enseignement, toutes promotions confondues ; le rappel de solde pour les enseignants de la promotion 2004-2005 ; la prime d’enracinement.

Les enseignants de la CRPE restent déterminés d’aller en grève : « Cette fois-ci, la grève ne sera plus suspendue, trop c’est trop », a martelé un enseignant. Le motif principal est l’indifférence de l’Exécutif congolais quant à leurs revendications. La CRPE dénonce le manque de volonté du gouvernement qui, tarde à matérialiser les accords signés le 13 janvier 2008, à Brazzaville.

Jusqu’alors l’opinion nationale s’interroge sur la concertation qui avait réuni la ministre Rosalie Kama Niamayoua de l’Enseignement primaire et secondaire avec les syndicats de l’enseignement, le 11 février 2008.

Rencontre au cours de laquelle madame la ministre avait annoncé le recrutement de 2.000 enseignants à la Fonction publique, courant l’année 2008. Elle avait aussi levé le voile sur les critères de recrutement à différents niveaux.

 Le gouvernement peine t-il à appliquer les accords conclus avec les enseignants ? Le gouvernement est tenu de communiquer. Car, la grève qui pointe à l’horizon risque de porter un sérieux coup aux différents examens d’Etat, cela pour le malheur des candidats.

Les associations des parents d’élèves sont alors interpellées.

 

  Hervé Didace EKIRONO