Formation des cadres supérieurs
Bientôt, une Université
Catholique au Congo
Le 02 mars 2008, à Brazzaville,
le ministre de l’Enseignement supérieur, Henri
Ossebi a reçu en audience, Mgr. Louis Portella Mbuyu, président de la
conférence épiscopale du Congo, Evêque de Kinkala,
chef- lieu du département du pool. L’entretien entre les deux hommes a porté
sur le projet de création et de construction d’une Université Catholique au Congo. Ce projet de grande facture vise à renforcer
la formation des cadres supérieurs au Congo.
D’après les explications de Mgr.
Louis Portella Mbuyu, cette
première Université Catholique au Congo sera expérimentée dans les domaines des
sciences sociales, de gestion, de sciences politiques et de droit.
Lesquels domaines, les
initiateurs ont jugé important pour l’avancée du pays.
Par la même occasion, Mgr. Louis Portella a annoncé à son interlocuteur la tenue en mai
prochain, à Brazzaville, sous l’initiative de la conférence épiscopale du
Congo, d’un colloque international qui sera porté sur le thème : « Université,
éthique et développement.» Profitant de cette audience, il a sollicité
l’implication du ministre Henri Ossebi dans l’organisation
de cette conférence, question de préparer sa bonne tenue en vue de préconiser
sa bonne tenue.
Pour sa part, le ministre Henri Ossebi a commencé par exprimer son satisfecit sur
l’envergure du projet qui lui a été soumis, tendant à redresser le système
éducatif supérieur congolais. De là, il a sollicité et salué la bonne
collaboration entre les deux institutions, à savoir :
l’Eglise
Catholique et l’Université Marien Ngouabi. En outre,
pour soutenir le bien fondé de ce projet, le ministre de l’Enseignement supérieur
a présenté les indices et/ou statistiques qui témoignent une importante
évolution au niveau de l’enseignement supérieur. Cette initiative, a dit le
ministre Ossebi, s’inscrit dans le cadre de la prise de
mesures qui concourent à diminuer la pléthore dans les instituts, Ecoles et
facultés existants. Car, d’après les mêmes statistiques qu’il a données, à
l’échéance 2015, le nombre d’étudiants à l’Université pourrait doubler jusqu’à
trente mille (30.000). Ce qui pourra causer un réel
préjudice
en nombre d’étudiants dans les écoles et facultés, si l’on n’y prévient pas d’avance. « Il importe de
procéder, dès aujourd’hui, à une anticipation pour ne pas être débordé de main
», a-t-il déclaré.
Par ailleurs, il sied de souligner que si jamais ce projet abouti, il viendra à point nommé résoudre le problème du pléthore dans les facultés qui est le plus souvent, la cause des échecs à aux différents examens à l’Université Marien Ngouabi. L’exemple le plus probant demeure la Faculté de Droit. Là-bas, pour prétendre prendre cours dans l’amphi théâtre et dans les bonnes conditions, les étudiants son astreints à un exercice pénible qui les oblige d’arriver à l’établissement parfois à 4 heures du matin. Un rythme difficilement supportable qui cause beaucoup de difficultés aux étudiants habitant les quartiers éloignés de cette faculté et qui en plus, entraine plusieurs démissions aux étudiants avant même la fin de l’année.
Firmin OYE