Qui aurait cru… qui aurait cru que les Congolais, à l’unisson pouvaient ainsi exprimer un percutant désir de la patrie ? Ils ont tous chanté la Congolaise en chœur et à cœur. La raison de cette euphorie collective se trouve nichée dans le sport et surtout le sport roi. Quand la nation est en action, les clivages de tous bords tombent d’eux-mêmes. Le pacte que se signe le peuple fait abstraction de toute considération ethno-tribale. La seule raison raisonnablement valable se trouve ancrée dans l’intérêt national. C’est en cet instant, et en celui-là seulement, que la nation devient une fin en soi, une fin pour soi. Les petites mesquineries tribalo-régionalistes ont vite cédé la place à la grande volonté, au grand désir populaire voire populeux. La foule dite irresponsable devient nationaliste responsable. Et l’individu se fond dans le citoyen qui, lui, se meut en acteur de l’histoire. Au philosophe de conclure, sans ambages, que ce sont les hommes qui font l’histoire. L’être social déterminant la conscience sociale, le citoyen ne peut qu’absolument être le rétroviseur de la nation.
Il n’est plus besoin de préciser
qu’en pareilles circonstances, le politique ne peut que politiquer sur
la notion nation car c’est elle qui lui permet de mieux… Non ! J’en ai
terminé.