Psychose à  Brazzaville

 

Beaucoup d'hommes redoutent pour leurs sexes

Attention, sinon ''les choses'' vont disparaîre!

 

Depuis une semaine, il règne à  Brazzaville une peur panique dans les milieux de jeunes gens de sexe masculin. Sinon des hommes en général voire des femmes aussi. En effet, il est relevé dans plusieurs quartiers de la capitale, un phénomène bizarre de disparition ou de rétrécissement de sexe.

Plusieurs familles se sont retrouvées dans les postes de sécurité publique (PSP) pour s'en plaindre et s'accuser les unes, les autres sur le préjudice subi. Au moment où nous mettons sous presse, la ville est en émoi, et il est signalé quelques cas qui seraient déférés au niveau du Parquet de Brazzaville.

En fait, il s'agit d'un phénomène o๠par simple poignée de main, frottement ou par bousculade volontaire et mal intentionné, un assaillant réussit à  causer le dommage important au niveau de l'appareil génital de l'homme sur qui le coup est porté.

Tous ceux qui ont subi ce coup, évoquent qu'au contact avec leur assaillant, ils ont d'abord ressenti une sensation de décharge électrique qui laisse courir une impression de froid dans tout le corps, et répand une sorte d'insensibilité, avant de voir, au niveau de la victime, le sexe se réduire considérablement. Fait extrêmement curieux de voir un homme d'une trentaine d'années brandir, après ce coup, à  ses parents un appareil génital se minuscule juste comparable d'un garçon d'un an.

A Ouenzé, dans le 5ème arrondissement, vers le marché Bouémba, deux familles ont été aux prises, car un adolescent ayant subi le préjudice de rétrécissement inexplicable de son sexe, a accusé un passant qui l'aurait brutalement bousculé d'un coup d'épaule. Coup après lequel, il a senti son appareil génital totalement rétréci. Dans le même allant, il a été transporté au PSP de Talangaï, dans le 6ème arrondissement, et même à  celui de Mikalou, un problème analogue où un jeune homme s'est plaint d'avoir son sexe réduit, du fait de celui qu'il a accusé de lui avoir fait ce tort, par simple contact.

Fort de cela, il est remarqué, de plus en plus, depuis lors, dans la ville, le développement d'un comportement bizarre dans les contacts ambiants humains. En effet, les gens ne veulent plus avoir à se serrer les mains avec d'autres, comme avant. Sinon avec beaucoup de précautions. Pire, quand on a affaire à  un inconnu. Certains, quand ils ont admis de se serrer la main avec un semblable, ils le font en prenant la précaution de garder la main gauche sur son ''devant'' ou tout simplement dans la poche. Question de réaliser que ''la chose'' n'a pas disparu, au contact de l'autre, ou après la poignée de main.

Ainsi, dans la rue, de suspicion mutuelle et de dédain involontaire, toute personne s'arrange à  ce qu'au passage une autre ne la touche pas.

ªme dans les boutiques, les marchés, dans les transports en commun, à l'entrée comme à  la sortie, on constate la même précaution.

Interprétant mal le phénomène en question, certains boutiquiers, en rendant la différence aux clients ou clientes, lâchent l'argent presque de loin. De peur de subir un sort fâcheux. Eu égard à  ce fait, de crainte que la torpeur gagne toute la ville et tous les foyers, les services de police sont appelés à  renforcer de vigueur et de vigilance pour mettre ces malfrats hors d'état de nuire.

Qui plus est, déjà , adultes ou adolescents sont hantés par la peur de voir ''leurs choses'' disparaître. Les petits garçons qui savant

amplifier la mesure de prudence à  leur niveau, ne se promènent plus qu'avec une main en poche pour contrôler en permanence la présence, en bonne et due forme, de la ''chose''.

 

MPELE NGONGUIA Evry