43ême Assemblée Annuelle de la BAD et la 34ême réunion du conseil des gouvernements du Fonds africain de développement

 

Les participants réalisent que l’aide apporté par les partenaires au développement n’est pas proportionnée

 

   « Favoriser une croissance partagée Urbanisation, inégalités et pauvreté  », tel a été le thème de la 43e assemblée annuelle de la Banque africaine de développement (BAD) et de la 34ême réunion du conseil des gouvernements du fonds africain de développement (FAD), tenues les 14 et 15 mai 2008 à Maputo, au Mozambique. Ces deux réunions se sont déroulées en présence de M. Armondo Guebuza, chef de l’état mozambicain et de son homologue congolais Denis Sassou-Nguesso, qui a répondu à l’invitation officielle qui lui a été formulée par le président de la BAD, Donald Kabéruka.

 

Le rapport annuel 2007 et les états financiers du Groupe de la B.A.D ont été approuvés au cours de ces assises qui constituent le plus important rassemblement d’experts des finances et du développement en Afrique.

L’importance du soutien de l’intégration régionale et au secteur privé, considérés aujourd’hui comme les moteurs de la croissance et du développement dans le monde a été également abordée. En effet, au cours de cette rencontre, les participants ont relevé que le soutien apporté par les partenaires au développement n’est pas proportionné.

La multiplicité des organisations régionales dont les activités de développement font parfois doublon ou vont à  contre sens a été particulièrement retenue comme l’une des principales raisons pour lesquelles ces organisations ne sont pas en mesure de produire une plate-forme de grande envergure qui attire l’effort et le soutien des donateurs. Dans son intervention,  Philibert Afrika, directeur du département des politiques opérationnelles et normes du FAD a indiqué que  «Les consultations préparatoires au FHN d’Accra avaient révélé des frustrations face à la lenteur de la mise en oeuvre de la déclaration de Paris, aux questions non résolues de l’appropriation, du partenariat et de la responsabilisation mutuelle ainsi que des préoccupations concernant le manque d’alignement de l’aide, le recours aux systèmes nationaux, la conditionnalité, la division du travail et les capacités. » Suite à ces interventions, des appels ont été également lancés pour un engagement constructif des fonds non- CAD (comité d’assistance au développement) et des fonds verticaux.

Chaque année, cette assemblée réunie plus de mille cinq cents participants y compris les ministères des finances et les gouverneurs de la Banque centrale provenant de soixante dix pays membres de la B.A.D, ainsi que les  décideurs du secteur privé, les partenaires au développement et les représentants de la société civile. Concernant la tenue du 3e forum sur l’efficacité de l’aide, qui doit se tenir en septembre 2008 à Accra (au Ghana), les ministres africains des finances, les responsables d’agences multilatérales de développement, les dirigeants de grandes entreprises et les représentants de la société civile, ont tenu des débats sur les grandes questions de développement. À noter que le Mozambique est le premier pays d’Afrique lusophone à abriter les

réunions de la B.A.D. Ce pays présente une croissance économique les plus fortes de l’Afrique sub- saharienne et constitue l’exemple d’un pays ayant effectué une transition réussie d’ un conflit, avec une croissance  de 8% par an, depuis dix  ans.                                                                       

 

SEÏDOUX  EDVIN