Recensement 2008 des agents civils de l’état.

L’opération est évaluée à  500. 000.000 de FCFA

Mme Anne-Marie Téroitin, chef de mission et experte française en recensement a animé un point de presse portant sur le recensement des agents civils de l’état, le 16 mai 2008 dans la salle des conférences du ministère de l’Economie, des Finances et du Budget, à  Brazzaville.

Ceci, dans le cadre de la mission confiée par le gouvernement congolais à  EYRA International, un cabinet d’ingénierie informatique-Etudes- conseille Audit, conception et mise en oeuvre des projets, basée à Paris.

Lancée le 05 mai 2008 sur toute l’étendue du territoire national, l’opération de recensement des agents civils de l’état se déroule normalement, en dépit de quelques difficultés liées au déplacement dans certains départements du pays. Pour le gouvernement, l’objet de cette opération est d’avoir la maîtrise effective réelle des agents de l’état, en vue d’en assurer à  une meilleure gestion des finances publiques et partant de l’assainissement des finances de l’Etat.

Contrairement à  celui réalisé en 2005 par le ministère de la Fonction Publique et de la Reformes de l’état, portant précisément sur le recensement de la population. Le recensement 2008 des agents civils de l’état s’effectue dans le strict objectif de déceler les agents fictifs et les doubles emplois au sein de la fonction publique congolaise.

En outre, il faut dire que la réussite de cette opération permettra, assurément, au  gouvernement d’avoir un fichier unique entre les services de la solde, de la fonction publique et de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). Dans son intervention faite lors de cette conférence de presse, Mme Anne-Marie Téroitin a évoqué la détermination de son équipe et quelques difficultés liées à  cette opération au Congo :

«Nous irons dans tous les départements que compte le Congo. C’est vrai que dans la plupart des départements le déplacement est difficile. Quand il y a moins de 50 agents civils de l’état, c’est à  ce moment-là  que nous réfléchissant à  renoncer. Parce que nous avons calculé, c’est pour le recensement d’un seul agent. En supposant qu’ils viennent tous, nous avons calculé que cela nous revenait à  50.000 francs CFA par agent, en supposant que 50 agents viennent. C’est pour vous dire autant à  Brazzaville que c’est relativement facile, sous réserve que tout le monde vienne,  autant dans les départements cette opération peut nous paraître extrêmement difficile et l’on n’est pas sûr que les agents viennent». A-t-il dit avant de poursuivre en ces termes «qu’il nous faut parcourir des longues distances en pirogue pour aller rencontrer ces agents de l’Etat. J’espère ne pas me tromper parce

que nous avons parcouru tout le territoire pour nous organiser actuellement. En dehors des difficultés liées au transport, l’exécution de cette opération à  l’intérieur du pays nous coûte extrêmement cher». Au nombre de documents à  présenter par les

agents de l’état aux enquêteurs pendant le recensement, on note: la pièce d’identité nationale (original); le dernier bulletin de solde; l’acte de recrutement (Arrêté ou Décret); l’acte de dernière promotion (Arrêté ou Décret); la dernière attestation de prise de service et la note de présence au  poste récent (datant de moins de trois mois).

 

 Séverin NGAMBAYE