Perspective de la construction du boulevard énergétique au Congo

 

Denis Sassou Nguesso a donné le coup d’envoi des travaux de construction de la centrale électrique à  gaz à  Pointe-Noire

 

Le 19 mai 2008, c’est à  Côte-Matève, une localité sise à  environ 35 km de Pointe-Noire que le président Denis Sassou Nguesso a procédé à pose de la première pierre relative au lancement des travaux de construction de la centrale électrique à  gaz. Le chef de l’Etat a été entouré, en dehors de son épouse, du PDG du groupe ENI-Congo, M. Paolo Scaroni, qu’a accompagné l’ambassadeur de l’ltalie au Congo, son excellence Angelo Travagliani. Des membres du gouvernement avec à leur tête, son Coordonnateur, le premier ministre Isidore Mvouba.

D’autres corps constitués nationaux et étrangers ont été aussi de la partie.

Aussitôt que le couple présidentiel a rejoint les autres officiels à  la tribune, la cérémonie portée à  garantir l’amélioration de l’approvisionnement du pays en énergie électrique a commencé, sur le site de Côte-Matève. ( Une appellation francisée de ‘’koto bitef’’ c’est-à -dire l’entrée des rôniers. Allusion faite à  la végétation dominée par les rôniers sur le site.) Ainsi, tour à  tour, quatre allocutions ont été prononcées pour la circonstance. Après le mot de bienvenue lu par M. Pierre Albert Bayonne, qui faisant, lui aussi dans les chiffres, une magie propre au ministre Florent Tsiba, a montré combien il n’y a pas de hasard. Tout est déterminé par la volonté du chef de l’Etat de réussir ; le préfet de Pointe- Noire, M. Honoré Alexandre Packa a pris le relais.

Dans son discours, il a énuméré tous les atouts qui font de Denis

Sassou Nguesso un bâtisseur infatigable, toujours à  la quête du progrès social et première ligne du combat pour le développement du pays.
Quand le PDG du groupe ENI, M. Paolo Scaroni, a pris à  son tour la parole, il a été d’emblée montré l’intérêt qu’à  son groupe pour la réalisation de ce projet de construction de cette centrale électrique à  gaz. Pour lui, cette grande centrale consacrera l’important tournant dans le processus de développement du Congo. « Il s’agit, a-t-il déclaré, de disposer d’un solide instrument de progrès socio-économique, grâce à  la disponibilité en permanence d’une énergie de très bonne qualité, qui lui permettra de soutenir et d’élargir le tissu industriel de ce pays. Â»   L’intérêt de ENI est évident, en ce sens qu’il y a exactement deux ans, précisément le 17 mai 2006, que le groupe ENI avait signé le protocole d’accord sur la valorisation du potentiel gazier au moyen de la construction d’une centrale électrique de grande capacité et de l’élimination du gaz des sources thermiques.  Pour le PDG du groupe ENI, sa société va énormément Å“uvrer dans l’humanitaire et dans le social en vue de l’amélioration des conditions de vie des populations. Ainsi, il a rappelé l’intervention de son groupe dans le secteur de la santé avec des actions allant dans la lutte contre le Sida et le paludisme. Une action qu’il a dit s’accroître au titre de l’année 2008, voire des années suivantes. Qui plus est, la satisfaction de ce deuxième opérateur (groupe ENI) pétrolier au Congo, après Total, est évidente à  avoir que sa production est actuellement de 85.000 barils par jour et qu’elle est en passe d’augmenter de 30 % pendant l’année en cours. Ce qui fait du bien aux différents partenaires, en l’occurrence les membres du gouvernement comme le ministre de l’Energie et de l’hydraulique, M. jean Richard Bruno Itoua. En effet, le ministre de l’Energie est félicité de la vision du chef de l’Etat, dont la construction de cette centrale va constituer le premier tronçon du boulevard énergétique.

Toutefois, il a fait partager, au préalable sa préoccupation en évoquant les principales raisons et causes des dysfonctionnements observés de façon récurrente dans ce secteur depuis pratiquement l’indépendance du Congo. Pour le ministre, la première cause voire la plus importante est très clairement l’insuffisance ou la faiblesse de l’offre énergétique par rapport à  la demande. Actuellement, le taux d’accès à  l’électricité est de 45% en zone urbaine et de 5% en zone rurale. Sur un potentiel hydroélectrique national estimé à  14 MW, seulement 6% sont mis en exploitation. La deuxième cause porte sur l’insuffisance des infrastructures de transport d’électricité. Le seul réseau de transport existant, à  ce jour, qui relie Pointe-Noire à  Brazzaville, est si défectueux qu’il ne permet le transit d’énergie disponible de la centrale de Moukoukoulou vers Pointe-Noire et encore moins vers Brazzaville. La troisième cause concerne les réseaux de distribution qui doivent permettre d’acheminer l’énergie produite et transportée vers les consommateurs finaux. La quatrième et dernière raison, peut-être la plus difficile à  aborder, selon le ministre, à  défaut d’être la plus fondamentale, porte sur les mauvaises performances de l’opérateur en charge du service public (la SNE). à€ ces maux, le ministre Jean Richard Bruno Itoua, a mis en évidence une esquisse de solutions susceptible à  résoudre le problème de l’électricité à  l’horizon 2010. Ainsi, il a évoqué lé maillage qu’il faut réaliser sur l’ensemble du territoire national. Concernant la centrale électrique à  gaz de Pointe-Noire (Côte-Matève), il est annoncé qu’elle sera d’une puissance de 300MW. Une puissance qui pourra s’étendre à  450MW au cas o๠la demande va l’exiger. Pour un coà»t d’environ 500 millions de dollars, ces travaux vont concerner la construction de deux turbines de 150MW chacune. La mise en service de la première turbine est prévue pour l’année 2009 et la seconde en 2010. Dans ces travaux, il est également inclus la réhabilitation de la ligne haute tension Pointe-Noire – Brazzaville, pour un coà»t de 200 millions de dollars. Le financement est bien »r assuré par le groupe ENI. Tel que l’on voit l’engagement, l’objectif est dorénavant de s’employer à  travailler, pour générer l’excédent qui pourra bien être, à  terme, disponible à  l’exportation. C’est cet espoir communicatif qu’on a vu s’illuminer sur tous les visages, en premier celui du chef de l’Etat, qui après avoir posé la première pierre s’est fait un point d’honneur d’

ANTSOUTSOULA Mena Lila

(Envoyé spécial à  Pointe-Noire)