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Jacques Banangandzala,
président du CSLC, a visité le journal Le Choc
A la faveur de la commémoration de la 15ème (le 3 mai de chaque année) journée
mondiale de la presse, le 2 mai 2008, Jacques Banangandzala,
président du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) a visité
plusieurs organes de presse, privée et publique à Brazzaville, dont Le Choc.
S'adressant aux journalistes du journal Le Choc, situé à Mikalou, dans le 6ème arrondissement de Brazzaville, le
président du Conseil supérieur de la liberté de communication a d'abord salué
l'accueil radieux lui réservé par les agents dudit journal. Il a signifié
l'objet de sa visite qui s'inscrit dans le cadre de la célébration de la 15ème
journée mondiale de presse. La commémoration toute particulière de cette
journée est pour Jacques Banangandzala l'expression
du ferme attachement du Conseil à la presse. "Demain, 3 mai 2008, date de
la célébration de la journée mondiale de la presse, nous n'avions pas voulu
célébrer cette journée en déhors de la presse. Ainsi,
nous avons pensé descendre sur le terrain et vivre des conditions de travail de
ceux qui oeuvrent au quotidien au métier de la presse
", a-t-il déclaré. Parmi les critères de choix évoqué par le président du
Conseil supérieur de la liberté de la communication, figure la longévité et la
régularité, qui méritent des
encouragements. "Nous avons pensé que le journal Le Choc devait faire partie
des organes de presse à visiter, parce que je me souviens, il a été créé quand
j'étais directeur de l'imprimerie nationale. La plupart des journaux qui ont vu
le jour avec le journal Le Choc, comme Madoukou
Tsékélé,
Le Tamanoir, Les Chiens écrasés, ont disparu. Pour cela, il n'était pas bon
pour nous, de ne pas venir encourager ceux qui malgré les difficultés de tout
genre, continuent à oeuvrer pour que la presse écrite
existe au Congo", a affirmé M. Jacques Banangandzala.
De même, il a rappelé aux
journalistes de l'hebdomadaire Le choc l'importance de la journée
internationale de la liberté de presse. Car, dit-il, on reconnaît l'importance
de la liberté le jour où on la perd. A en croire M. Jacques Banangandzala,
la presse congolaise semble la moins privilégiée au monde, parce que les
journalistes congolais manquent de formation. Allusion fait-il à la qualité des
articles publiés dans les différents organes. Nombre d'articles de la presse
congolaise peuvent faire l'objet de pousuites
judiciaires. "S'il fallait regarder à la loupe ce qui s'écrit, ce qui se
dit, peut-être que tous les jours, il y aurait des procès contre la
presse", a-il déploré. Pour cela, le président
du Conseil supérieur de la liberté de communication pense trouver des solutions,
pour favoriser l'épanouissement de la presse congolaise. Il s'agit, entre
autres, de respecter scrupuleusement les principes d'éthique et des règles
déontologiques du journalisme, s'abstenir des compromissions avec les politiques. Aussi, le
journaliste se doit de faire agir son autocritique, éviter l'atteinte à
l'équilibre et à l'objectivité dans le traitement de l'information,
l'incitation à la haine et le fanatisme politique.
De son côté, M. Pierre Mbéri, membre du Conseil supérieur de la liberté de communication
a suggéré aux agents du journal Le Choc, la diversité des points de vente sur
toute l'étendue du territoire national, pour favoriser l'accroissement des
recettes. Il s'agit aussi de créer une politique de proximité, c'est-à-dire,
avoir des correspondances départementales, par exemple.
Après avoir touché du doigt les tristes difficultés de travail des agents du Choc, le président Jacques Banangandzala compte plaider la cause des organes de presse, surtout privés auprès des pouvoirs publics en vue de l'allocation d'une aide budgétisée comme l'a suggéré M. Firmin Antsoutsoula Mpélé, directeur de la publication dudit journal, qui représentait M. Asie Dominique De Marseille, Directeur général éditeur, en mission de travail.
Hervé Didace EKIRONO