Perspectives des élections locales
Les
acteurs de la société civile et les
journalistes édifiés sur les processus dorganisation et observation des
élections
Du 22 au 24 avril 2008, à Brazzaville, lObservatoire National des élections
a organisé un séminaire de formation des formateurs en matière dorganisation
et dobservation des élections, à lintention des acteurs de la
société civile sous le thème : « organisation et observation des élections
».Plusieurs exposés sur différents sous-thèmes ont été présentés, parmi
lesquels celui se rapportant à la « Régulation des médias en période électorale
», développé par M. Ekiaye-Ackoly
Wamene, vice-président du Conseil supérieur de la
liberté e communication.
En abordant ce thème, dune
importante majeure en période électorale, Dr. Ekiaye-Ackoly Wamene a compartimenté son
exposé en quatre, à savoir :
lintérêt
de la régulation des médias en période électorale, les bases de la régulation
des médias en période électorale, laction de régulation des médias en
période électorale ainsi que lexpérience et contraintes de la régulation
en période électorale.
Dans la première partie, lexposant
a affirmé que « pour être crédible et reconnu, tout processus électoral doit
considérer avec munitie les aspects de la légalité et
de la légitimité dans toutes ces étapes ». Mais, a-t-il dit, « ces aspects ne
seront pas suffisants, si ce processus ne bénéficie pas de ladhésion ou
de lacceptation de son principal acteur qui est lélecteur ».
En effet, le concept de
participation est fondamental pour lobjectif visé par le processus
électoral. Or, la participation ne peut être promu
sans communication, et sans information. Il a également évoqué la nécessité de laction
du régulateur, limportance de sa mission à veiller sur :
léquilibre
et limpartialité dans le traitement de linformation et légalité
daccès aux médias, pour la vulgarisation des programmes de tous les
candidats.
Ekiaye-Ackoly Wamene, abordant la
deuxième partie de son exposé, a rappelé lauditoire que la régulation a
été rendue nécessaire au Congo, par lémergence des diffuseurs privés. Qui
plus est, cette action est sous-tendue par des textes : « La régulation des
médias se fonde au Congo sur un certain nombre de lois, que le législateur, cest-à-dire,
le Conseil, lui-même institué par la Constitution du 20 janvier 2002. » Cet arsenal
juridique a pour but essentiel déviter les abus des uns et des autres, à
travers les médias, en tout temps, pas seulement en période électorale, quand
bien même celle-ci est la plus sensible. A travers la loi organique n°4 -2003,
a poursuivi le conférencier, le législateur a confié au Conseil supérieur de la
liberté de communication, entre autres missions de garantir limpartialité
du secteur public des médias ; de veiller à laccès équitable des parties,
associations et groupements politiques à laudiovisuel ; de repartir le
temps dantenne en période
électorale entre les partis, les groupements politiques et les individuels.
Concernant la troisième partie, Ekiaye-Ackoly Wamene
a précisé que les médias sont un pouvoir. Ils ont un rôle déterminant dans le
renforcement de la démocratie. Mais, quils sont
aussi un couteau à double tranchant.
Cela avant de poursuivre que : «
avant les législatives de 2007, le Conseil sétait, dailleurs,
déployés à travers le pays, dans les
localités
où sont implantées les entreprises de communication audiovisuelle. Il sest
agi, à loccasion de repréciser et
- parce que nul nest sensé ignorer la loi de rappeler à
chaque action, ce que prévoient les lois de la République : les droits et
devoirs des journalistes, les droits et devoirs des candidats. »
Sur la quatrième partie, lorateur
a fait savoir aux séminaristes que « la régulation des médias est une notion
nouvelle dans notre pays.
Lexpérience des législatives de 2007 a démontré que la régulation ne peut pas se faire, sans difficulté. » Le Conseil joue aujourdhui, un rôle pionnier, dans la régulation des médias en général et en période électorale en particulier.
Seïdou Edvin