Présidentielles 2009 au Congo
Joseph Kignoumbi
Kia Mboungou : «
Je serai candidat en 2009, en tant que Kignoumbi Kia Mboungou, pour changer les
conditions de vie des Congolais»
Cette déclaration de Joseph Kignoumbi Kia Mboungou,
l’un des vice-présidents de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS)
a été faite au cours d’une conférence de presse qu’il a organisé, le 10 mai
2008, à l’hôtel de ville de Brazzaville. Une occasion, pour le député de
Sibiti 2 de porter un regard critique sur la gestion du pouvoir de Brazzaville.
Décidemment, plus rien n’arrêtera
les dissensions au sein du parti du professeur Pascal Lissouba.
Alors que Pascal Tsaty Mabiala
appelle à l’organisation des primaires à l’UPADS pour juillet 2008, afin de décider
du choix du candidat dudit parti aux prochaines présidentielles de 2009, Joseph Kignoumbi Kia Mboungou annonce ses
couleurs. « J’ai pris l’engagement,
moi Joseph Kignoumbi Kia Mboungou de vous annoncer aujourd’hui que je serai candidat
à l’élection présidentielle de 2009, pour gagner. J’avais perdu la bataille en
2002. Mais, je vais gagner la guerre de 2009 », a-t-il déclaré à la presse. Il
compte, pour cela, sur la confiance que lui fait le peuple. Il se présentera à cette élection en indépendant.
L’orateur semble minimiser le projet de la direction de son parti d’organiser
des primaires en perspective de l’élection politique de 2009 :
«Tout en étant membre de
l’UPADS, Je suis d’abord Kignoumbi Kia Mboungou
Joseph. Si le parti pense que je suis le meilleur, que je suis le candidat qui
peut leur apporter la victoire, que j’ai été deuxième aux présidentielles de 2002,
et que je suis le candidat du parti le mieux placé, qui dispose de tous les
atouts, et qu’il porte son choix sur
moi, je dirai ok, merci ! » Son ambition principale, c’est « changer les choses pour le bien- être
des Congolais, et non pour amuser la galerie. Il s’agit de travailler pour le
Congo et pour le peuple congolais. Car, le Congo a besoin d’une nouvelle
majorité politique, pour construire le véritable changement tant souhaité. »
Pour assurer une réussite effective aux prochaines élections, il a exhorté le
gouvernement à mobiliser les conditions qu’il faut. Ces dispositions, selon
lui, épargneront le pays des nouvelles violences. En 2009, Joseph Kignoumbi Kia Mboungou
s’opposera farouchement à la tricherie. Car, « on ne peut pas continuer à voler tous
les jours. 2002, ce n’est pas 2009.
Après la pagaille de 2007 aux législatives,
l’on doit songer à rectifier le tir. Nous disons halte à la tricherie. »
L’incompétence de la Cour constitutionnelle a été aussi épinglé par l’honorable
joseph Kignoumbi Kia Mboungou. Cela s’est
dévoilé lors des recours en annulation des résultats déposés par certains
candidats aux élections législatives de juin, juillet et août
2007. Pour joseph kignoumbi Kia
Mboungou, les verdicts prononcés, à cet effet, l’ont été
de manière partisane.
Le conférencier a, par ailleurs, dénoncé la mal gouvernance qui caractérise
le pouvoir de Brazzaville. Selon le député de Sibiti, la gestion des
gouvernants actuels du Congo se résume en termes de détournements de fonds
quasiment institutionnalisés et impunis, la création de sociétés écrans. Une
situation qui continue de ternir l’image du Congo. Aussi fustige-t-il l’attitude
du gouvernement qui refuse de produire des collectifs budgétaires qui
justifient l’emploi des surplus engrangés par la flambée du prix du baril du pétrole
sur le marché mondial. Le sous-développement du Congo, a dit l’orateur, est dû au manque de volonté des décideurs politiques.
« On ne peut pas quand m ême dépenser 19 milliards pour la construction d’un mémorial
et, donner seulement 2 milliards pour la réhabilitation d’un grand hôpital
comme le CHU. Nos dirigeants actuels se caractérisent par la volonté de nuire.
C'est-à-dire de
mal
faire. Voilà pourquoi, je désapprouve cette façon de
faire », a déclaré l’honorable kignoumbi.
Concernant la rumeur qui circule à
Brazzaville sur une probable rallonge de deux ans que solliciterait le président
de la république Denis Sassou Nguesso,
tout en rigolant le Vice-président de l’UPADS a affirmé que si cela s’avérait
vrai, ce serait la confirmation de la peur de perdre qu’aurait le candidat Sassou Nguesso. Le temps pour lui
de continuer à poser les premières pierres, qui manquent de concrétisations réelles,
allusion fait-il au port de Lékéty, dans le département
de la Cuvette-Ouest. Il pense que la voie officielle, c’est le parlement. Il s’agit, dit-il au président
de la république, de proposer un projet de lois et le soumettre à l’Assemblée
nationale. Ã en croire M. Joseph Kignoumbi, Kia Mboungou, le Chef de l’Etat
actuel serait haï par le
peuple. « Dans tous les départements du Congo,
les populations ne voient pas là où passe l’argent du pétrole », a-t-il
affirmé. La municipalisation accélérée est pour Joseph Kignoumbi
Kia Mboungou une manÅuvre d’enrichissement
illicite des gouvernants actuels. Ce qui confirme, selon lui, les propos de
Denis Sassou Nguesso, à ses
acolytes, au sortir de la guerre de 1997 : « Allez manger ».
Une façon pour Kignoumbi Kia Mboungou de dire que le
pouvoir de Brazzaville ne s’est installé que se servir et non pour servir le
peuple. Il déplore à cet effet les
chantiers abandonnés dans les différents départements « visités » par la
municipalisation.
Joseph Kignoumbi
Kia Mboungou ayant annoncé à quelque sept mois de 2009 sa
candidature, l’UPADS court le risque de présenter plusieurs candidats à cette
consultation électorale.
Hervé Didace
EKIRONO