Entretien du Chef de l’Etat avec les sages et cadres de Makoua

 

 

592 entretien de Sassou avec les sages

 

Après avoir lancé les travaux de bitumage de la route Owando-Makoua-Mambili, le 7 mai 2008, à 11heures, le soir, le président de la république, Denis Sassou Ngueso s’est entretenu avec les sages et cadres du district de Makoua. Fort de l’acte posé par le chef de l’Etat, les sages et cadres de ladite localité ont promis soutenir efficacement le chef de l’Etat à l’élection présidentielle de 2009, pour le remercier. Nous publions l’intégralité du message du président Denis Sassou Nguesso aux sages de Makoua, dont voici la teneur :

 

Je vais d’abord rapidement rafraîchir les mémoires, en disant que si nous nous retrouvons, ici, un certain 07 mai 2008, ce n’ est vraiment pas parce que cela a été calculé,  recherché. Nous avions plusieurs fois modifié le calendrier de notre venue à Makoua pour des impératifs de la vie internationale. Cette visite a aussi été plusieurs reportée parce que les missions devraient se rendre en Chine Populaire pour affiner les modalités de la réalisation de ce projet dont vous venez de parler.

Et voilà que sans avoir absolument bien extrait, nous nous retrouvons ici à Makoua, en cette date du 07 mai 2008, qui nous rappelle un certain 07 mai 1997, nous retenons d' Etoumbi, après la tournée préélectorale dans la Cuvette Ouest. Nous avions alors décidé de rentrer dans la Cuvette centrale par Makoua. Nous sommes arrivés ici à Makoua le 07 mai 1997, dans un contexte politique que vous pouvez imaginer. Makoua nous avait réservé un accueil triomphal. C'est pour la première fois que le président qui n'était plus en fonction, disons ce citoyen que j'étais, j'acceptais de monter en typoye sur insistance des  populations. J'avais été alors accueilli à l'entrée de la ville. Nous avions traversé la ville de Makoua en liesse. Le 07 mai 1997 n'était pas un jour comme les autres.

Il faut dire que 11 ans après, voilà  que nous nous retrouvons un autre 07 mai à Makoua au milieu des populations, dans une liesse un peu débordante. Modestement, je n'oublierai pas ces deux moments. Et, j'établirai toujours les similitudes.

Notre père vient de parler d'élection, ce n'est ªme pas le propos du jour, mais en 1997, c'était le propos du jour. Les populations de Makoua s'étaient engagées dans ces circonstances difficiles. Le citoyen Sassou N'guesso, dans cette espèce d'aventure, n'esquissait pas l'avenir de ce pays. A l'époque, ce n'était pas des décisions à prendre, aujourd'hui, je peux affirmer que ici à Makoua cette décision avait été prise solennellement. Croyez-moi qu'une pensée m'émeut, une pensée très forte qui me ramène au 07mai  1997, journée au cours de laquelle les populations de Makoua s'étaient rangées à nos ´tés, et pour l'histoire vous connaissez la suite. Alors, je vous remercie beaucoup pour cet appel d'aujourd'hui, qui me fait fortement penser à cet accueil du 07 mai 1997. Pour le reste, nous sommes entrain de tenter d'accomplir le programme par lequel nous avions sollicité vos suffrages en 2002. A ce propos, je dois dire que ªme si nous n'atteignons pas l'ensemble des objectifs prévus dans les 12 engagements, nous pouvons dire que l'objectif premier qui était la condition de tout le reste a été atteint. C'était celui de ramener la paix, la réconciliation, l'unité, la libre circulation des biens et personnes, l'amour aussi entre les citoyens de ce pays. Nous pouvons dire que cet objectif qui était pour nous le préalable, rien d'autre ne pouvait se faire, a été largement atteint. Ce n'est pas dans l'absolu que nous allons renforcer la perfection,  mais au moins nous pouvons dire, qu'aujourd'hui, les cadres de tout le pays qui étaient ici la journée ont pu prendre les hélicoptères pour se rendre à Owando. Ils ont pu prendre un avion àOwando pour se retrouver à Brazzaville. D'autres ont pris des avions ce soir pour se retrouver à Pointe Noire. Cela en toute sécurité et en toute liberté. Ces cadres qui étaient ici sont venus de tous les départements et districts du pays. C'est donc cet objectif qu'il fallait d' abord atteindre, donné aux filles et fils de ce pays la possibilité de travailler ensemble dans la paix, de se mettre ensemble pour tenter de construire le pays. C'est dans ce climat que nous travaillons, aujourd'hui. Nous engageons des actions à la direction des 11 autres engagements.

De toute façon, ce n'est pas le moment de faire le bilan, parce que nous célébrons principalement la route. Pas besoin de parler de la municipalisation accélérée, ni d'autres actions  parce que nous célébrons aujourd'hui la route que nous procure ce projet. Alors, j'ai choisi d'évoquer avec vous le seul point de notre projet, celui de la réalisation de ce pays des infrastructures de base sans lesquelles, il ne nous sera pas possible d'aller plus en avant dans le développement économique social du pays. Nous avons choisi, entre autres objectifs de réaliser pour l'avenir de la génération présente et future des infrastructures de base pour notre vie, pour l'avenir du pays. Ce n'est pas pour aujourd'hui, ce n'est d' ailleurs pas très bien compris par tout le monde.

Pourquoi mettre des milliards pour réaliser des projets dont les effets ne sont pas immédiats ? A une pareille préoccupation, nous disons simplement que nous ne travaillons pas seulement pour les générations d'aujourd'hui. Ce qui ne signifie pas qu'il faut laisser les générations d'aujourd'hui mourir de faim, de maladie, de manque de logement. En fait, nous avons aussi une vision pour l'avenir, raison pour laquelle, au moment où nous parlons de route, nous avons choisi de réaliser une autoroute qui partira de Pointe Noire à Brazzaville. En ce moment, il y a à Pointe Noire plus de 200 engins à la base vie de l'entreprise chinoise chargée de construire la route de Pointe Noire vers Brazzaville. Avant cela, nous avons décidé de construire la route de Pointe Noire jusqu'à la frontière du Cabinda, de Pointe Noire jusqu' au delà de Madingou Kayes, de Bouansa jusqu' à Mouyondzi. Ainsi, nous avons décidé de réhabiliter la route de Brazzaville à Obouya et de totalement reconstruire la route d'Obouya-Owando avec le pont sur la Mvouma. Nous sommes également entrain de réhabiliter la route de Ngo, Djambala vers Lekana. C'est de 1992 que remonte la décision de la construction de la route Owando-Makoua-Ouesso.

Je dois rappeler qu'en 1982, il consistait à donner les infrastructures de base  à ce pays. Nous avons construit au plan Quinquennal 1982-1986 le pont sur le Djoué, le pont de la Léfini, le pont de la Nkéni, le pont de la Komo, le pont de l'Alima, le pont sur le fleuve Kouyou, le pont de la Likouala- Mossaka. Ces ouvrages ont été construits en 1982 dans le but de relier Ouesso à Brazzaville, d' où le grand projet Romo route Owando-Makoua-Ouesso. Nous n'avions pas pu réaliser ce projet en

1982-1986, aujourd'hui, cette fois, nous allons réaliser cette route, car toutes les conditions sont réunies pour qu'elle soit construite avec le pont sur la Mambili. Après que nous avons réalisé le pont sur le Kouyou et dans le cadre de l'intégration économique sous régionale; nous avons signé avec le président Paul Biya le protocole d' accord sur la construction de la route Ouesso-Sangmelima. Cet accord est déjà passé avec la Banque Africaine de Développement (B.A.D) qui financera la construction de cette route. Les  conditions sont, aujourd'hui, réunies pour que nous réalisons la route d'intégration économique sous régionale Obouya-Boundji-Okoyo-Lékéty frontière du Gabon. Car, un accord avec le président Omar Bongo, de son ´té, il est entrain de prolonger la route France-Ville Lékony jusqu' à la frontière du Gabon avec le Congo. Nous réaliserons la jonction et nous aurions prolongé le trafic transgabonais par une route jusqu' au centre du Congo. Je dis bien centre parce que si on voit la carte du Congo, Obouya est situé au centre. Nous voulons bien réaliser cette épine dorsale.