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XIIème Sommet de la
Francophonie
Un
sommet sous fond de crise financière et économique !
A Québec au Canada, les
chefs d’Etat des pays Francophones ont leurs débats sur la crise financière et
économique qui ébranle le monde entier. Si l’Europe et les USA ont pris des
thérapeutiques de choc pour survivre
face à cette crise, que sera alors le sort des
pays francophones du sud ? Les chefs d’Etats présents à cette messe du français veulent bien savoir à quelle sauce,
les pays vont bien être mangés ? A coût sûr, le portefeuille des pays
nantis s’amincissant, il sera plus difficile aux pays sous développés de
pouvoir tenir tête à cette raclée mondiale qui met tout le monde à genoux. Le
plus dur encore pour ces pays francophones
du sud c’est qu’il va paraître improbable si non surréaliste que les investissements venants
de la métropole demeurent à un niveau acceptable. Plus la récession étrangle,
les grands, moins les petits trouvent leur compte. Comment cela pourrait être
autrement quand on sait que les budgets revus à la baisse chez les nantis vont
vertigineusement chuter dans les pays pauvres. Le budget
d’investissement va devoir connaître une effroyable cure d’amaigrissement. Il
se saurait être autrement au vu des réalités en face.
L’opportunité offerte aux
chefs d’Etat francophones de se retrouver au Canada, leur permet de se concerter avant pendant et peut-être après
ce sommet. Mais ils vont à n’en point douter, poser le problème avec
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Si à la Baule,
Mitterrand avait conditionné l’aide au développement à l’assainissement de
l’espace politique, la bonne gouvernance et Chirac avait à son temps veillé au
grain, Nicolas Sarkozy, se doit de tenir certains engagements pris par la
France. Quand la francophonie pourra nourrir son citoyen et que l’employabilité
devienne plus réaliste dans l’espace
francophone, il sera sûr que le grand ensemble ainsi constitué pourra se
définir comme une incontournable zone d’influence. C’est à ce prix et peut-être à ce prix seulement que l’Afrique
pourra espérer figurer au Conseil de sécurité de l’ONU comme membre permanent.
Il est inconcevable que les gendarmes du monde puissent décider de l’avenir du
monde, sans associer ni un seul pays
africain, ni la Chine qui est entrain de faire un pas géant en avant. Donc, on parle de la crise
financière ou
Economique mondiale, il est plus réaliste de
convier la Chine et l’Afrique de faire
partie du cercle de discussion. Le Président français l’a bien dit dès
l’ouverture du sommet : « La Francophonie doit porter la nécessité du
changement ». Cette phrase n’est pas tombée dans de sourdes oreilles
des 55 pays membres et des 13 pays
observateurs de l’organisation
internationale de la Francophonie (OIF).
Ce vaste ensemble réuni, il faut prendre des décisions et faire passer
un message fort au monde entier. C’est en le comprenant et, peut-être aussi en
le réalisant que Nicolas Sarkozy a déclaré à ses pairs que : « La crise doit
être une opportunité, l’opportunité de bousculer les habitudes. »
Il est plus vrai qu’en
tant que grand ensemble géographique, la Francophonie a
le devoir de prendre sa place sur l’échiquier de la politique internationale,
question de ne pas laisser un seul pays imposé ses solutions au monde. Si la
promotion de la langue française est une bataille qu’il faut mener, il faut se
convaincre de ce qu’une langue sans
économie raccourcit le champ de vision du politiquement correct
ASIE Dominique de Marseille
(Envoyé spécial au Canada)