Portraits de six nouveaux membres du Gouvernement

 

  Après publication du gouvernement le 30 décembre 2007, nombre des Congolais s’impatientent à s’imprégner des identités de ceux qui viennent d’être nommés dans l’actuel exécutif de leur pays. Cependant, faute de n’avoir pu réunir des éléments suffisants sur la personne du ministre Guy Brice Kolélas, dont la nomination l’a surpris quand il se trouve hors du pays, nous nous contentons de présenter aux lecteurs, juste les portraits de six (6) des sept(7) nouveaux ministres. Il s’agit, à cet effet, de Serge Michel Odzoki, Gaston Gapo, Rigobert Maboundou, Raymond Zéphirin Mboulou, Thierry Moungala et Hellot Mampouya

Matson. Le ministre Guy Brice Kolélas pourra faire l’objet d’une

présentation dans notre prochaine édition.

 

 

Serge Michel Odzoki

  C’est en grande pompe que l’homme fait son entrée au gouvernement, car en toute assurance, l’année 2007, a été pour Serge Michel Odzoki celle de réussite tous azimuts. Elu député dans la première circonscription d’Ewo, dans le département de la Cuvette Ouest, il est fait par ses pairs à l’hémicycle vice-président de la Commission Affaires étrangères.

D’aucuns avaient déjà vu dans ce positionnement une entrave à son éventuelle nomination au gouvernement. Un travers que l’histoire s’est chargée elle-même de balayer d’un revers de main. Qui plus est la grande confiance dont jouit l’homme du chef de l’Etat a été une véritable

soupape.

  Né le 29 décembre 1948 à Ouesso, Serge Michel Odzoki est journaliste niveau III ; administrateur des SAF, hors classe. Titulaire du diplôme supérieur de journalisme, option Relations Internationales à l’Institut Françis de Presse (université Paris II) et à l’Institut National de la Communication audiovisuelle (Paris-France, Serge Michel Odzoki a roulé sa bosse d’abord dans la presse avant de répondre à l’appel de la carrière diplomatique. A la radio Congo tout comme à la Télévision nationale l’homme occupe des postes de responsabilité dont celui de directeur de la radioffusion nationale congolaise de 1984 à 1986. de 1977 à 1986, ce brillant journaliste excelle par ses reportages sur la couverture médiatique des événements internationaux, en l’occurrence les voyages présidentiels, sommets des chefs d’Etat et de gouvernements de l’OUA et sommets de non-Allignés, sommets de l’UDEAC, Sommets France-Afrique. Quand Serge Michel Odzoki  réussit à se faire oublier en quittant le

 micro, il arbore déjà, en 1986, la veste de diplomate. Ainsi il a été tour à tour, Délégué Adjoint de l’Ambassade du Congo auprès de l’Agence de coopération culturele et technique (ACCT) (1986-1993) ; Représentant permanent adjoint du Congo à l’UNESCO, Conseiller culturel et de presse près l’Ambassade du Congo en France,Chargé d’Affaires a.i de l’Ambassade du Congo près de la République Fédérale d’Allemagne (de 1997 à nos jours). Membre influent du PCT qu’il n’a jamais quitté malgré les vicissitudes de l’histoire, Serge Michel Odzoki est marié et père de cinq (5) enfants. L’homme est réputé tranquille même à la tête du département à problèmes comme celui des sports et de la jeunesse.

 

 

 

Gaston Gapo

  Diplômé de la faculté d’Architecture et d’Urbanisme de Rome (La Sapienza), Gaston Gapo, nommé ministre délégué à l’Aménagement du territoire, est fort réputé pour ses œuvres architecturales dont sont bénéficiaires les pays comme le Cameroun, l’Italie et bien sûr le Congo.

En terme de construction du développement et d’aménagement de l’espace, Gaston Gapo a vieilli sous le harnais. Né le 21 novembre 1953 à Djambala, Gaston Gapo passe son existence entre différents pays et deux avions pour initier, assurer la surveillance ou la supervision de la

construction des édifices d’usage public comme hôpital, dispensaire, banque, station services pour des compagnies pétrolières et des stades.

Actuellement le projet qu’il a avec deux pays africains est celui concernant la CAN 2012 qui concerne le Gabon et la Guinée équatoriale pour un stade de 25.000 spectateurs à France ville, et des stades d’entraînement et hôtels à Bongoville, Moanda et Franceville. Gasto Gapo est Vice-président  de l’Union des Architectes d’Afrique. Il est enregistré au tableau de l’Ordre des Architectes du Congo. Outre l’architecture où il excelle, Gsaton Gapo est également sollicité pour ses compétences en marketing et relations publiques. Marié, il est père de six (6) enfants. Uniquement par son profil, le ministre d’Etat, Pierre Moussa s’est réjouit que le chef de l’Etat lui est adjoint un homme très réputé pour son travail.

 

 

Rigobert  Maboundou

  Le nouveau ministre de l’Agriculture et de l’élevage, Rigobert Maboundou est né le 26 décembre 1955 à Kindzala, dan le district de Mfouati, département de la Bouenza. Titulaire d’un doctorat en économie du développement obtenu en 1984 à l’Institut de recherches économiques et de planification de Grenoble, Rigobert Maboundou est enseignant permanent et chercheur à la Faculté des sciences économiques de l’Université Marien Ngouabi, au grade de maître d’assistant.

  Dans l’appareil d’Etat, Rigobert Maboundou a déjà assuré plusieurs fonctions. Il a successivement servi dans les cabinets du ministre de l’Economie, des finances et du budget chargé du plan et de la prospective (1991-1993), du ministre de l’Economie et du plan, chargé de la prospective (1993-1995) et du deuxième vice-président du Conseil national de transition (1998-2002) comme directeur de cabinet. Il a été conseiller du ministre de l’Enseignement supérieur et vde la culture et des arts (1984-1989) et du maire de la ville de Brazzaville de 1989 à1991. Il assuré les fonctions de consultant à la Primature de 1984 à 1989, puis au PNUD et au FNUAP ainsi qu’au Conseil pour le développement de la recherche économique et sociale en Afrique. Rigobert Maboundou a été administrateur des hôtels Mbamou Palace, Cosmos, Le Méridien et Novotel, ainsi que de la Société des ciments du Congo et de l’Union

congolaise de banque. Lors de son passage à l’Assemblée nationale pendant la onzième  législature, l’opinion nationale garde de Rigobert Maboundou, un député

aux propos pertinents.

 

 

 

Raymond Zéphirin Mboulou

  Avec Raymond Zéphirin Mboulou, le ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation retrouve son tuteur après le départ de l’ancien patron de ce département pour l’Assemblée nationale. Né le 19 mars 1956 à Mpouya, dans le département des Plateaux, Raymond Zéphirin Mboulou est diplômé de l’ENA dont il est titulaire d’une licence en droit public, option inspection d’Etat. Il est également diplômé du Centre d’études financières, économiques et bancaires de Paris depuis 1981. L’homme est classé administrateur  en chef hors catégorie des Services administratifs et financiers. De 1979 à 1997, il a assuré successivement les fonctions les fonctions de : vérificateur d’Etat, d’inspecteur d’Etat, de chef de division des entreprises d’Etat, de chef de division des synthèses à l’Inspection générale d’Etat ainsi que de chef de service administratif et financier à la Direction centrale des marchés et contrats de l’Etat. De 1998 à 2002, Raymond Zéphirin Mboulou a  servi comme directeur général du contrôle des marchés de l’Etat, et chef de cabinet du ministre d’Etat, directeur de cabinet du président de la République, poste qu’il occupe jusqu’en mai 2007. Date à partir de laquelle, il est fait secrétaire général de la présidence de la République, jusqu’à devenir ministre. Depuis 1992, Raymond Zéphirin Mboulou est député de la circonscription unique de Mpouya.

 

 

 

Thierry Moungala

  Depuis que Thierry Moungala s’embarrasse de la politique partant de l’année 2002, on a remarqué une réelle ascension de l’homme en si peu d’années. Aujourd’hui, nommé ministre des Postes et communications, chargé des nouvelles technologies de la communication, c’est une consécration. De nationalité congolaise, Thierry Moungala est né le 15 avril 1965 à Paris, en France. Juriste de formation, l’actuel ministre des postes e télécommunications, est titulaire d’une maîtrise en droit privé et détenteur d’un diplôme d’études supérieures spécialisées en gestion des ressources humaines. Il a aussi suivi une formation en sciences politique à Paris, en France. Partant des années1991, il a travaillé comme juriste dans des entreprises en France comme Valéo Sécurité  Habitacle, au service du personnel. Puis au sien de l’entreprise France télécom où il occupe les mêmes fonctions de 1992 à 1993. Entre temps, il rentre à Brazzaville où il exerce comme avocat, avant de repartir en France  travailler, de 1994 à 2002, comme avocat d’entreprise au sein de la société Pacifica, une filiale du Crédit Agricole, le premier groupe bancaire français. Avec une activité politique fulgurante à la faveur des élections de 2002, Thierry Moungala va se faire remarquer. A un point tel que le 11 février 2004, il est nommé par décret présidentiel conseiller spécial du chef de l’Etat. Le 5 août 2007, Il est élu député de la première circonscription de Mfilou Ngamaba, à Brazzaville. Thierry Moungala arrive au département des postes et télécommunications à l’heure où des défis achoppent dans la maison. L’un des défis majeurs reste à établirpour le Congo la fibre optique. Ce qui permettra à coup sûr de franchir le cap des nouvelles technologies et de la communication.

Thierry Moungala est marié, père de quatre (4) enfants.

 

 

 

Hellot Mampouya Matson

  Hellot Mampouya Matson doit toute sa célébrité à la grande fidélité qu’il a toujours à son chef Bernard Kolélas. Il a épousé peine et malheur de l’homme au point de se retrouver à ses côtés le 14 octobre 1997, quand le salut était dans l’exode et le 14 octobre 2006, lorsque tout était, enfin, accompli pour un retour au bercail. Et, la consécration a vite suivi. Le ministère de la Recherche scientifique et de l’innovation technique lui est échu entre les bras. Hellot Mampouya Matson est né Kinshasa, au Zaïre, actuellement RDC, le 7 février 1964.

Il rejoint Brazzaville, la même année, avec ses parents, quand la mesure d’expulsion des ressortissants congolais en vigueur à Kinshasa sous l’instigation de Moïse Tshombé, alors Premier ministre, fut mise à exécution au mois de juillet. Hellot Mampouya Matson est titulaire d’une maîtrise en droit privé obtenu à l’Université Marien Ngouabi, en 1992.

Pendant plus de cinq ans, Hellot Mampouya a exercé comme enseignant de droit au  lycée technique du 1er mai. Cofondateur de la jeunesse du MCDDI, en 1991, il a occupé des fonctions de Secrétaire chargé des relations extérieures avant d’assumer des fonctions de porte-parole et d’attaché de communication auprès de Bernard Kolélas. Tout en remerciant le président Denis Sassou Nguesso pour avoir porté son choix sur sa personne, Hellot Mampouya Matson a déclaré que cette nomination est la plus importante de toute sa carrière politique.

 

 

  ANTSOUTSOULA Mena Lila